Tous les sites d'ARTE :
[Logo]
  [Search] Recherche   [Recent Topics] Sujets récents   [Members]  Liste des utilisateurs   [Groups] Retour sur Arte Radio  [Register] Inscription  [Login] Connexion 
rencontre/écoute ce lundi 22 mars à Paris : Richard Kalisz invité par Addor  XML
Index du forum -> Amoureux de la radio et de l'audio Aller à la page: 1, 2, 3 Suivant 
Auteur Message
matt
** arteradio **
[Avatar]

Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
Messages : 1705
Hors ligne

Hello ze forum, un petit mot pour vous rappeler que l'association Addor vous invite à une soirée d'échange et d'écoute, présentée et animée par Claire Hauter (Arte Radio, France Culture...), autour de Richard Kalisz - documentariste indépendant, metteur en scène de théâtre, auteur, et professeur à l’Institut supérieur des arts du spectacle (Bruxelles).

C'est lundi prochain 22 mars, dans le dixième arrondissement parisien, l'entrée est libre et ça commence à 19h30.

Et pour en savoir plus, c'est par ici :
http://www.addor.org/Prochaine-seance-d-ecoute-d-Addor

A++
Matt



---
"L'avantage de la radio sur le cinéma, c'est qu'à la radio l'écran est plus large."
(Orson Welles, apocryphe)
Labroue
auditorium
[Avatar]
Inscrit : 18/01/2008 08:41:13
Messages : 858
Lieu : Paris
Hors ligne

Bonjour,

j'ai assisté à cette soirée du lundi 22 mars, durant laquelle l'on a pu découvrir de larges extraits d'un document radiophonique très atypique "Visage interdit, figure détruite" en présence de son auteur Richard Kalisz, surpris d'ailleurs de ré-entendre ce qu'il avait réalisé. Comme quoi, le recul de l'auteur est tout aussi important que celui de l'auditeur.

Document provoquant, volontaire ou inconscient, mise en scène théatrale d'une réalité difficile, ou simple photographie sonore ? J'en reste très partagé. Nous étions en tout état de cause dans une atmosphère théatrale dans laquelle le metteur en scène a voulu également être acteur, et à quel prix, à quelle souffrance exprimée tout au long de cette tragédie sentimentale, sous fond de sacrifice humain sur terrain facile de la maladie mentale.

A l'issu de cette rencontre, des questions se posent : le réalisateur de documentaire doit-il conserver le recul jusqu'alors nécessaire par rapport à la situation qu'il rapporte (comme disait l'auteur "se tenir au dessus"). Si non, quel est le degré d'implication admissible ? Peut-on aller jusqu'à échanger les rôles ? En l'espèce, ce renversement est curieux et dérangeant, car il implique la prostitution.

Bien amicalement.

Philippe Labroue
[Email] [WWW]
jakki
auditorium
[Avatar]

Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
Messages : 547
Lieu : Créteil
Hors ligne

Salut Philippe,

Je vois que notre débat d'hier soir n'a pas tourné court

J'ai trouvé ça sur le site de France-Culture
http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/sur_docks/fiche.php?diffusion_id=80603
(certains commentaires vont directement dans ton sens). Tu remarqueras à quel point je suis intègre, je te communique même les arguments qui sont contraires à mon ressenti.
Mais ce que je trouve intéressant aussi sur cette page c'est la réponse de Richard Kalisz à l'un de ces commentaires et c'est pourquoi (plutôt que de m'enferrer dans un débat à distance aujourd'hui) je te propose d'en prendre connaissance

En tout état de cause, je redis ce que j'ai dit hier soir, j'aimerai entendre l'intégrale de l'émission parce que quoi qu'on en dise ça reste un objet radiophonique en soi (euh je veux pas faire parler les absents mais de mémoire il me semble que SD était plutôt de cet avis également)

(J'ai envoyé le lien vers ton message à Marie-Noëlle qui est plutôt de ton avis, tu vois je suis vraiment un garçon tout ce qu'il y a de bien !!! )

Amitiés

J


http://audioblog.arteradio.com/Petits_moments
http://audioblog.arteradio.com/Phares_et_Balises
http://audioblog.arteradio.com/vues_lumiere


"arteradio c'est le théâtre d'ondes et le mesnage de l'ouïe" (Olivier de Serres)
[WWW]
Labroue
auditorium
[Avatar]
Inscrit : 18/01/2008 08:41:13
Messages : 858
Lieu : Paris
Hors ligne

AHAHAHH ! Cher Jakki, ne recherchais-tu pas des arguments dans tes lectures parce que tu as épuisé les tiens ?

---

La question que j'on se pose à la suite de l'écoute est la suivante :

Peut-on sacrifier une entité humaine (vie, sentiments, équilibre psychologique) sous prétexte de rendre service à la science et à la circulation de l'information ? Cette forme de recherche intellectuelle va trop loin, car surgissent alors des victimes.

---

Bien justement Jakki, je cite le commentaire d'un auditeur (Menanteau) s'exprimant à l'issu de la diffusion du document sur France Culture : "Ce reportage m'a rappelé ce qu'en fac de médecine on nous a présenté comme la récupération sur le mode pervers d'une personne malade... en opposition avec un accompagnement - sinon thérapeutique - du moins humain et respectueux."

Je te le disais hier soir en des termes proches.

Et où je suis d'accord avec toi, c'est que l'on peut très bien retourner la situation et penser que la mise en scène est écrite par ce visage inconnu, et non plus par Richard Kalisz (ce qui me dait dire que c'est du reportage pas du documentaire). On a en effet du mal en définir qui est la victime de la situation, et qui est le maître du jeu.

Sur ce point de rapprochement avec le comportement amoureux, on pourrait négocier un terrain d'accord ? Je suis très ouvert à la discussion. Passe-moi ta demande reconventionnelle et tes propositions !

Bien amicalement.

Philippe Labroue
[Email] [WWW]
jakki
auditorium
[Avatar]

Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
Messages : 547
Lieu : Créteil
Hors ligne

Hello Philippe,

Ne crie pas victoire si vite.
A peine avons-nous trempé à la forge le fer qui sert à fourbir les armes que tu proclames déjà le vainqueur......
Pour reprendre l'expression d'Irène O, j'ai "l'esprit d'escalier."
J'aime prendre le temps de penser autrement que dans l'urgence bouillant gascon!Et pourtant tu me citais hier encore Montaigne dont on peut dire qu'il était certes gentilhomme gascon comme toi mais aussi prenant le temps de mûrir à souhait les sujets qui nous charment encore avant de les exposer au lecteur...
Et je n'ai rien épuisé du tout! Je n'ai pas donné un seul argument encore. J'ai seulement contribué à répertorier les commentaires écrits (pour ou contre) se rapportant au sujet qui nous occupe.
Et je pense que porter un jugement sur une présentation incomplète et tronquée, ne peut que produire un jugement de même nature.

A ce stade de l'échange, je n'irai pas au-delà de la demande que j'exprimais hier soir: entendre une version complète de ce son.

Amitiés

J.

PS: Sommes-nous bien dans le jugement de "l'objet radiophonique" ou dans le jugement de la personne ?
Ça me rappelle un peu le conflit entre l'écrivaine québécoise Denise Bombardier et Gabriel Matzneff, mettant celui-ci plus bas que terre lors d'une émission de Bernard Pivot à propos de ses relations avec des adolescentes.
Jugeait-elle " l'objet littéraire" ou s'érigeait-elle en procureur? Ou encore est-ce qu'elle reprochait à Matzneff d'être l'écrivain qu'elle n'a jamais été et ne sera probablement jamais ?

http://audioblog.arteradio.com/Petits_moments
http://audioblog.arteradio.com/Phares_et_Balises
http://audioblog.arteradio.com/vues_lumiere


"arteradio c'est le théâtre d'ondes et le mesnage de l'ouïe" (Olivier de Serres)
[WWW]
drucpa
auditorium
[Avatar]

Inscrit : 02/10/2007 18:19:44
Messages : 455
Hors ligne

pour finir, avez-vous récupéré le podcast de l'émission en entier?
(accessoirement, ça m'intéresse!)


druc drac - radiocompost - musiques
[WWW]
jakki
auditorium
[Avatar]

Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
Messages : 547
Lieu : Créteil
Hors ligne

Hello François,

Ben là pas encore mais ça ne devrait pas tarder.
Je te tiens au courant de la suite du feuilleton

Amitiés

J

http://audioblog.arteradio.com/Petits_moments
http://audioblog.arteradio.com/Phares_et_Balises
http://audioblog.arteradio.com/vues_lumiere


"arteradio c'est le théâtre d'ondes et le mesnage de l'ouïe" (Olivier de Serres)
[WWW]
matt
** arteradio **
[Avatar]

Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
Messages : 1705
Hors ligne

drucpa a écrit:
pour finir, avez-vous récupéré le podcast de l'émission en entier?
(accessoirement, ça m'intéresse!) 

Hello Drucpa, l'intégralité de ce docu (dix heures !) devrait être accessible sur le site d'Addor assez rapidement... Le temps de récupérer les CD et de mettre les sons en ligne. Probablement dans une dizaine de jours.

On peut déjà en écouter un épisode sur la webradio brestoise Ousopo.

Par ailleurs, l'idée d'une séance intégrale d'écoute publique se dessine petit à petit... peut-être cet été à Paris... Histoire à suivre.

Pour ma part, j'ai trouvé passionnants et troublants les extraits de ce documentaire que j'ai entendus, lundi, lors de la rencontre organisée par Addor et Claire Hauter autour de Richard Kalisz (j'avais déjà écouté l'un de ces extraits lors du festival Longueur d'ondes en décembre dernier). Car ce projet soulève plein de questions. Par exemple : peut-on être à la fois personnage et réalisateur d'un docu ? Où commence la manipulation lorsqu'on enregistre une relation intime entre soi-même et l'autre ? (À ce propos, jetez donc un coup d'oeil sur le journal de bord de Julie Roué dans le premier numéro de la revue Une larme du diable, pages 114 à 119.)

Le débat est loin d'être clos : les réactions des auditeurs sont souvent très tranchées, comme on peut le lire sur la page de France Culture indiquée ci-dessus par Jakki. Il ne laisse pas grand monde indifférent, donc, et c'est déjà un signe de qualité !

A++
Matt



---
"L'avantage de la radio sur le cinéma, c'est qu'à la radio l'écran est plus large."
(Orson Welles, apocryphe)
jakki
auditorium
[Avatar]

Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
Messages : 547
Lieu : Créteil
Hors ligne

Hello Matt,

L'idée d'une séance d'écoute publique de l'intégrale est un bel enjeu mais je me demande combien de personnes seront réellement prêtes à tenter cette expérience d'un vol de dix heures sans escale.
Je veux dire en séance publique!
En même temps, l'idée d'écouter seul dans mon coin avec personne pour échanger ensuite comme nous l'avons fait lors de la soirée d'écoute du 22 mars me laisse un peu sur ma faim.
En tout cas comme tu le dis si bien Matt le débat n'est pas clos.Je dois même avouer que je m'attendais pas à un tel "remue-méninge" en venant ce soir-là.

Amitiés

J.



http://audioblog.arteradio.com/Petits_moments
http://audioblog.arteradio.com/Phares_et_Balises
http://audioblog.arteradio.com/vues_lumiere


"arteradio c'est le théâtre d'ondes et le mesnage de l'ouïe" (Olivier de Serres)
[WWW]
Labroue
auditorium
[Avatar]
Inscrit : 18/01/2008 08:41:13
Messages : 858
Lieu : Paris
Hors ligne

Bonjour à tous,

j'ai senti chez Richard Kalisz la forte présence d'un homme de théatre, d'un excellent metteur en scène.

Même si l'on a pas écouté l'oeuvre entière, les auditeurs ont quand même écouté ce qu'on leur a fait entendre, avec l'accord et l'agrément artistique de l'auteur présent à la représentation.

De ce fait, si l'auteur présent a accepté cette forme courte de son oeuvre, c'est qu'elle constitue à elle seule une oeuvre à part entière, réduite certe, néanmoins se suffisant en elle-même. S'il ne l'avait pas voulu, il ne l'aurait pas accepté ainsi.

Par conséquent je m'en tiens à ce que l'auteur m'a fait entendre.

---

J'ai pu constaté dans cette oeuvre "réduite à part entière", la présence d'une série très importante d'astuce de mise en scène théatrale. Et l'auteur me semble très brillant dans ce domaine :

d'abord le rythme de la naration, bien étudié, élastique en fontion des ambiances et du stress généré par le sujet, ensuite les divers rebondissements théatraux bien placés, espacés et distillés avec soin dans le discours, et enfin l'exploision du 5ème acte (pourrait-on dire par analogie au théatre encore une fois).

Au lendemain de cette soirée, j'ai le sentiment de plus en plus affirmé que l'on a assisté à la représentation d'une pièce de théatre, avec deux acteurs principaux, une vraie mise en scène, un public attentif, et un jeu de lumière orchestré par la présidente et un membre de l'Addor conjointement.

peut-on être à la fois personnage et réalisateur d'un docu ? 


Encore une fois il s'agit d'une grande idée de théatre. Molière lui-même jouait dans ses propres pièces de théatre dont il était l'auteur et le metteur en scène.

---

Alors d'accord, on est peut-être loin du documentaire dans ses formes les plus communément rencontrée (comme l'écrit irène), le personnage auteur-acteur est certainement déroutant, car il est très enigmatique et son discour n'est pas totalement en accord avec son oeuvre.

Bien amicalement.

Philippe Labroue
[Email] [WWW]
drucpa
auditorium
[Avatar]

Inscrit : 02/10/2007 18:19:44
Messages : 455
Hors ligne

ah bon?!
j'étais loin de penser que le doc entier durait dix heures!

j'en avais entendu une partie sur le site de longueur d'ondes...

je trouve que les questions soulevées par ce travail sont très intéressantes.

il me semble pour ma part que le documentaire ne peut prétendre à une quelconque objectivité.
l'auteur porte un regard et tient un discours.
il est forcément impliqué (qu'il le montre ou le cache).

ok ici, c'est (beaucoup) plus poussé que d'habitude.

la pratique documentaire est reliée à l'anthropologie (il me semble).
et justement en anthropologie, la réflexivité a été introduite depuis quelques années.
ça me semble plus juste.

druc drac - radiocompost - musiques
[WWW]
Labroue
auditorium
[Avatar]
Inscrit : 18/01/2008 08:41:13
Messages : 858
Lieu : Paris
Hors ligne

En l'espèce, il est évident que ce documentaire a une base d'anthropologie.

Par contre et d'une manière générale, je n'associe pas les deux mots systématiquement 'documentaire' et 'anthropologie' :

par exemple dans le cadre d'un documentaire sur les volcans d'Auvergne, on peut traiter la question sous un angle anthropologique, en expliquant ainsi la peur de l'homme vis-à-vis des volcans, et évidemment tout ce qu'il a mis en oeuvre pour l'avertir, lutter et se protéger d'un éventuel reveil spontané des dits volcans.

On peut aussi considérer le document d'un point de vue purement géologique : les causes et les conséquences sur notre plaque continentale.

On peut aussi le voir d'un point de vue sociologique : pourquoi les Auvergnants ont un tel caractère... Mon Dieu, c'est parque qu'ils vivent proches des volcans, juste dessus !

Je veux simplement dire que l'on n'est pas forcément obligé de traiter le point d'éclairage antropologique.

---

Biensur en l'espèce sur la base de l'écoute du travail de Richard Kalisz,, il est clair que l'on oscille entre plusieurs aspects :

- de la sociologie, avec la description d'une personne protituée représentative d'une partie de la polulation aussi infilme soit-elle,

- du comportement sentimental humain avec ses montagnes russes bien connues (très cliché théatrale d'ailleurs), inévitables quand l'alcool, l'argent, le besoin, le passé social contradictoire, le refuge dans l'espoir d'être reconnu comme artiste, viennent orientés fatalement les sentiments dans un certain sens, puis dans un autre pour le moment qui suivra,

- de la psychanalyse, car il faut bien dire que la situation est proche de l'analyse (cure) avec toutes ses conséquences graves sur le trouble du comportement en cas de malveillance,

- et certains y voient même un cas médical non-traité, alors qu'il y aurait urgence.

---

La réflexivité :

Oui, c'est évident. De part sa définition même 'prendre conscience de soi', la réflexivité est issue du fait que l'auteur s'est placé dans une situation dangeureuse et qui peut être fatale pour son bien-être. Sa prise de conscience de lui-même, par lui-même introduira sans doute une haine de soi ou une justification de son long acte résumé en 10 heures (pas le bouillon de 10 heures...);

En tout cas, avant que le public ait eu conscience d'une véritable relation amoureuse intéressée (entre les deux acteurs), et justifiant au début de l'histoire du prix de la "passe" (qui auront sans doute été remboursés par la RTBF), l'auteur a cru bon de nous confier une série de justifications de sa démarche peu ordinaire. Mais il y en avait trop, ce qui m'a fait très vite penser qu'il ne dirait pas directement la raison essentielle de sa motivation et de son documentaire.

Cette raison essentielle était visible à la fin de la rencontre, ce n'était pas ses mots et ses phrases qui la portaient, la raison essentielle sortait de son regard de victime de ses expériences. Le masque était tombé.

Comment voulez-vous que le public lui pose des questions après avoir constaté cet état de nudité effrayant, sur laquelle nos regards directs le réfrigérait de gel interrogatif :

une pluie de point d'interrtogation tombait alors sur lui, des points d'interrogation sans qu'il y ait de quesions définies devant...

?? ? ?? ?? ?
? ? ? ??

Peut-être que ces points d'interrogation lancés à notre tour par nos regards, issus de notre attention si concentrée à la fin de la rencontre, ont représenté pour lui les crochets de sauvetage qui ont contribuer à le secourir des conséquences d'une période difficile de sa vie.

Bien amicalement.

Philippe Labroue
[Email] [WWW]
matt
** arteradio **
[Avatar]

Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
Messages : 1705
Hors ligne

Hello tutti, voici quelques lignes que Richard Kalisz souhaite diffuser ici en réponse à cette discussion. Bonne lecture et bon dimanche !
Matt

Doutant parfois de mon entreprise, en cours d'enregistrement et de réalisation, je me suis souvent souvenu du chapitre fulgurant pris en charge par Fassbinder pour le film "Allemagne en automne". Sa démarche autobiographique m'a conforté et m'a inspiré. Cette oeuvre reste forte et, avec le temps, a pris une valeur emblématique, parlant beaucoup plus juste, que les autres séquences. Lui, sa mère et son amant, tous bien réels et acteurs d'eux-mêmes, s'affrontent dans sa propre réalisation. Documentaire et fiction sont alors sans frontières.
Ce film vaut la peine d'être revu.
Richard Kalisz
 



---
"L'avantage de la radio sur le cinéma, c'est qu'à la radio l'écran est plus large."
(Orson Welles, apocryphe)
Labroue
auditorium
[Avatar]
Inscrit : 18/01/2008 08:41:13
Messages : 858
Lieu : Paris
Hors ligne

Bonjour Matt,

merci beaucoup pour cette transmission scripturale.

Pourquoi Richard Kalisz ne viendrait-il pas discuter avec nous de son travail et des sujets qui y sont liés ? Même si beaucoup de discussion naissent de cette rencontre, nous avons apprécié sa présentation faite en collaboration avec Claire Hauter, ainsi que la diffusion d'extraits de son documentaire.

--

Dans un cadre d'une discussion plus vaste, comment peut-on sincèrement dissocier la réalisation, de l'univers personnel d'un réalisateur ? N'est-ce pas aussi une sacrée volonté du réalisateur engagé de nous faire part de ce qu'il pense, et cela par tous les moyens qui lui sont permis et possibles.

Ce n'est pas tellement l'acte de filmer ou de décrire la réalité qui est une démarche importante, c'est plutôt la question : comment on la filme ou on la décrit ? Cette matérialisation donne un sens artistique ou pas à la démarche. L'art serait plus une affaire de contenant que de contenu.

--

Au fait... Matt, peux-tu demander à Jakki ce qu'il en pense ?

Bien amicalement.

Philippe Labroue
[Email] [WWW]
matt
** arteradio **
[Avatar]

Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
Messages : 1705
Hors ligne

Labroue a écrit:
Au fait... Matt, peux-tu demander à Jakki ce qu'il en pense ? 


Il a renoncé à toute connexion Internet pour les trois ans à venir ?



---
"L'avantage de la radio sur le cinéma, c'est qu'à la radio l'écran est plus large."
(Orson Welles, apocryphe)
 
Index du forum -> Amoureux de la radio et de l'audio Aller à la page: 1, 2, 3 Suivant 
Aller à :   
Powered by JForum 2.1.7 © JForum Team