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Prise de son stéréophonique d'ambiance en extérieur  XML
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drucpa
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arg!!!
j'étais passé à côté de ce thread!
super initiative!

druc drac - radiocompost - musiques
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jakki
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Moi aussi, je découvre ce fil au retour des vacances et c'est vraiment super!

Encore des histoires oncle Philippe s'il te plait !

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"arteradio c'est le théâtre d'ondes et le mesnage de l'ouïe" (Olivier de Serres)
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Labroue
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Bonjour à tous,

Chers Drucpa et Jakki, très content de vous revoir de retour de vacances.

Comme promis, voici les photos du couple M/S dont on parle plus haut le Sennheiser MKH40/30 dans sa suspension et protection Rycote. En terme de précision de positionnement stéréophonique, c'est ce que j'ai entendu de mieux. Il diffère des autres couples par 2 critères de qualité : 1) le cardioïde MKH40 est exceptionnelement linaires en ses courbes de réponse latérale sur des angles de + ou - 45 degrés. On ne trouve pas cela dans une autre marque. 2) Le bi-directionnel MKH30 a une courbe de réponse très plate (bien différente du Schoeps ou des Neumann).

Ces deux critères réunis, cela en fait le couple le plus précis en stéréo jamais entendu (on positionne les souces à 8-10° minimum). C'est un des rares couples à conserver le même gain angulaire en stéréo et en mono.

Le reste (musicalité, esthétique sonore) est un autre débat où personne n'est d'accord.

Ce n'est peut-être pas le meilleur compromis pour enregistrer des sources sévèrement sélectionnées et centrales en espérant une bonne sélectivité, car la directivité de ce couple est faible et le hors phase (ou hors image stéréo) est vite atteint dans le cas où on réduit trop l'angle stéréophonique dans le matriçage. Par contre pour les mouvements de personnages, des scènes qui bougent, pour les dialogues à plusieurs, c'est excellent, alors que le RSM190 présente bien des défauts une fois réduit en mono dans ce genre de situations à angle large.

Dans la pratique en se fondant sur leurs spécificités, le Sennheiser MKH40/30 est un vrai microphone stéréo, alors que le Neumann RSM190 est plus un microphone mono avec une ambiance stéréo en champs diffus. Le MKH40/30 est mieux adapté à l'enregistrement de pièces radiophoniques (tout comme le couple AB-ORTF MSTC64) et le RSM190 reste plus adapté pour le cinéma et pour la TV afin de mieux coller à l'écran.

Voici les photos :





A l'inverse de ce précédent couple, je vous fais les photos du MKH70/30 qui est bien adapté pour l'enregistrement des bruits de la nature bien choisis et sélectionnés en les visant, des dialogues éloignées sans trop d'environnement, et toujours dans une ambiance légèrement stéréophonique, afin de faire entendre ce qu'apporte le lieu. Par analogie, c'est une sorte d'oeil de vautour, où il y a une loupe en son centre afin de bien viser sa proie :

"déformer la réalité pour mieux l'entendre" (ou la voir).

Bien amicalement.

Philippe Labroue
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Labroue
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Bonjour à tous,

donc pour compléter le message précédent, voici 3 photos présentant le couple MKH70/30. Le Sennheiser MKH70 est un microphone à tube d'interférence très directif, afin de sélectionner au mieux la source sonore désirée. Il est très utilisé pour l'enregistrement des bruits de la nature, mais aussi pour les dialogues en extérieur quand on ne veut pas la présence de beaucoup de son d'environnement au centre de la scène.

Le capteur MKH30 le complète en donnant une légère ambiance stéréo en son diffus, et uniquement pour les champs diffus. Il est totalement impossible de faire de la stéréophonique de positionnement avec ce couple, et ce n'est pas le but. On a simplement une source principale au centre, en mono, agrémenté de la légère ambiance du lieu qui donne un léger relief à l'enregistrement.

Ce système ne fonctionne pas en intérieur clos. C'est efficace dans les bois, cour de chateau, grands espaces. Pour que la courbe de réponse soit belle, il demande un bon recul (à plus de 5 mè!tres de la sources).





Le voici nu, puis dans sa protection Sennheiser, puis avec des poils Rycote pour affronter le vent.

Bien amicalement.

Philippe Labroue
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matt
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Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
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Mius a écrit:
Comment tu utilises les : AT825, Schoeps MSTC 64? c-à-d en pratique ?
Car le sujet « ambiance en extérieur », c'est choix du matériel et utilisation de ce matériel. 

Ben avec une suspension et une protection antivent plus ou moins forte selon le vent... Le tout tenu à la main, ou au bout d'une perche en fonction des situations. Que dire de plus ?



---
"L'avantage de la radio sur le cinéma, c'est qu'à la radio l'écran est plus large."
(Orson Welles, apocryphe)
Labroue
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Bonjour à tous,

pour compléter la discussion sur les deux couples de microphones cités précédemment : Je ne connais pas l'AudioTechnica AT825, donc Matt approfondira bien mieux la question.

Par contre, j'ai eu l'occasion de faire beaucoup d'enregistrement avec le fabuleux couple Schoeps MSTC64, appellé aussi AB-ORTF. Que ce soit de la musique en concert, en studio, des voix de théatre, das ambiances de la nature, son rendu est le plus souvent excellent.

Néanmoins quelques précaution s'imposent :

- ce couple donne un bon résultat au delà d'une certaine distance source-micro (environ 1m20 minimum). En deça, l'image stéréophone n'est pas très réaliste (il manque l'obstacle pour imiter véritablement la captation d'une tête humaine). Maintenant dans une salle de concert, un recul trop grand donne beaucoup de champs diffus, et donc une grande confusion dans l'espace stéréophonique et l'on a besoin de rappels ponctuels pour préciser les sources principales.

- l'angle stéréphonique utilisable est de 90 degrés, alors que l'angle de prise de son est nettement plus large (plus de 180 degrés). Il y a donc d'importantes zones de tassement stéréophoniques au delà des 90° d'ouverture : cela donne un léger irréalisme à la prise de son quand les sources sont trop étalées.

- du fait de l'emploi des capsules cardioïdes Schoeps de type MK4, le détimbrage latérale de celles-ci induit un léger manque de timbre et de volume au milieu de l'image stéréophonique. Cela est génant dans le cas où un soliste central est à privilégier. C'est moins génant dans le cadre d'un quatuor ou de prise de son d'ambiance où les acteurs et sources sonores sont en mouvement permament.

Il est parfois préférable d'adopter d'autres techniques de prise de son AB à base de capsules cardioïdes, chacune radiodiffusion européenne avait instauré leur propre norme :

- en France, le couple AB-ORTF est de 17cm/110°
- en Allemagne, on préfére utiliser pour les raisons plus hauts un autre compromis : 25cm/90° (dans ce cas le soliste central est bien mieux enregistré), etc...

- afin d'adapter les caractéristiques du couple MSTC et sur les conseils de Schoeps lui-même, j'ai souvent remplacé les capsules MK4 par une paire d'infra-cardioïdes MK21, moins directives : le trou central est moins important, l'ample de prise de son et l'angle stéréophonique admissible sont plus larges, on peut rapprocher légerement le couple de la source et le registre des graves est nettement plus beau.

Concernant les graves, c'est vrai que la capsule MK4 de Schoeps n'est pas trop adaptée au son en dessous de 60Hz. Donc les contre-basses... ou les effets de masses sourdes dans le cinéma... sont un peu délicates avec la paire MK4. Vaut mieux alors travailler sur de l'omni en grand AB ou en mono, ou sur de l'infra-cardioïde.

- une autre difficulté d'exploitation du MSTC64 est son aspect physique : ce couple est difficilement logeable dans une grosse bonnette. Il y a certe les protections anti-vent (petit diamètre, grande diamètre avec ou sans poil; on peut cumuler les deux en même temps) que Schoeps fournit. Elle sont très bien jusqu'à des vents de 50km/h. Au delà rien ne remplace une bonnette Rycote ou une Janisse.

Un collègue avait choisit d'uiliser une cage à oiseau recouverte pour protéger son souple du vent. Certe moins pratique, mais très efficace.

En reportage il est agréable d'avoir le MSTC64 au bout d'une petite perche courte (1 mètres en gros), comme le souligne Matt. Il ne faut pas le monter trop haut car la stéréo devient trsè vite irréaliste (on ne perche pas haut en stéréo ain de conserver le front de l'espace nécessaire dans la comphénetion des mouvements). A l'inverse, il ne faut pas trop le placer prêt du sol, car les réflexions au sol forme vite un filtre de détimbrage. A hauteur des oreilles, c'est idéal en reportage. Pour les orchestres ou les chorales, on peut se permettre de le monter un peu (2 à 3m), souyvent afin de compenser la profondeur de la formation, souvent excessive dans le résultat sonore.


Enfin dernier point, on peut faire des couples AB-ORTF avec de nombreux microphones que l'on trouve dant le commerce à des prix bien inférieurs. Il faut alors respecter scrupuleusement l'angle et l'écartement des caspules. Il faut aussi eviter les capsules avec une trop grande bosse de présence, car on s'écarterait de l''impression auditive et d'espace du MSTC64. Or on a du mal à trouver à ce jour des marques qui font des microphones sans bosse de préxence.

Au fil des années, ce couple (ou ce procédé en général) est devenu une grande institution. Travailler avec une telle disposition de capsules cardioïdes est toujours un plaisir,

bien amicalement.

Philippe Labroue
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Bonsoir à tous,

dans l'autre sujet très intéressant "Vue lumière", on a évoqué la prise de son d'ambiance de bruit d'eau. Pour compléter cette discussion, je préfère répondre ici, car j'ai peur de surcharger inutilement de technique cet autre sujet.

Il est très difficile d'enregistrer et de reproduire correctement des bruits de torrent, océan, cascades et chutes d'eau. Après la chaîne des imperfections des étages successifs de l'enregistrements, le résultat s'apparente à un gros bruit blanc ou rose, tel un gros souffle.

D'abord peu de couples stéréophoniques fonctionnent correctement. Il n'est pas préférable d'employer le AB, AB-ORTF car aucun positionnement stéréophonique fonctionne bien, à moins d'avoir un premier plan bien distincte. Les couples MS ne conviennent pas non plus à cause de leur trop forte sensibilité sur les champs diffus. On peut néanmoins avoir de bon résultat avec le couple MS si l'on est très très éloigné de la source sonore et toujours avec un premier plan différent bien distincte (dialogues...).

Par expérience, seul un système XY apporte un résultat correct, (ou alors tout simplement une prise de son en mono et en recréant la stéréophonique en post-prod artificilement).

Ensuite les convertisseurs AD et leur horloges sont mis à rude épreuve. Il y a beaucoup d'imprécision de quantification sur de tels bruits. La numérisation ne reproduit pas vraiment la réalité d'un système aléatoire. Seuls certains convertisseurs à sur-échantillonnage ou avec la technique DeltaSigma résistent à ce genre d'épreuve.

Un enregistreur analogique est préférable, car en studio la numérisation est largement meilleure, surtout grace à la stabilité des horloges. J'ai souvent utilisé le Nagra IV-S ou 4.2 dans ces conditions.

Enfin, les microphones doivent être le plus droit possibles dans leur courbe de réponse, car la moindre rotation de phase est catastrophique. Sur de tel bruit, à part les DPA omnidirectionnel (Bruël&Kjaer) ou quelques petits capteurs 1/8 de pouce sans directivité, même bon marché, il est difficile de trouver un microphone qui se comporte bien. Ils ont tous de gros défauts, bien souvent acceptés car on ne peut pas faire autre chose.

Et c'est aussi les défauts des microphones qui font la beauté de certains sons.

Les techniques de prise de son avec obstacles (tel la sphère Schoeps KFM6 ou la plus petite boule sortie récemment) fonctionneraient peut-être mieux, même si le résultat est sans grande cohérence stéréophonique. C'est ce qui ressemblerait à notre tête humaine (voir aussi la technique Holophone Microphone)

En mono, un capteur omnidirectionnel fonctionne mieux. Il faut aussi qu'il descende assez bas dans le grave sans irrégularité (20-30 Hz sont les bienvenus sur les chutes d'eau). En écoutant bien avant d'enregistrer, il est conseillé de chercher une position où l'on a le plus de détails sonores (souvent ce sont les petits détails qui font penser à l'ambiance) et l'endroit où l'on a le moins de réflexions parasites (murs, toiles, rochers...) formant rapidement des filtrages en peigne.

Bref, ce genre d'enregistrement tient un peu à de la chance. Du petit matériel peut fonctionner parfois, je n'en doute pas (même avec un petit enregistreur à mni-cassette). On peut aussi utiliser toute l'armadat du matériel de mesure d'un acousticien, mais là c'est une autre histoire.

Bien amicalement.

Philippe Labroue
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jakki
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Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
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Bonjour Philippe,

Merci de nous faire partager ton expérience d'une façon aussi pédagogique et précise, C'est vraiment un plus pour les passionnés (débutants ou non) qui peuplent ce forum.

@micalement

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Labroue
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Bonjour à tous,

il serait aussi intéressant de voir les solutions de prise de son d'ambiance de proxymité, tel les petits bruits de la nature : les grillons du soir, les insectes... Il est ainsi possible de réaliser des petits couples stéréophoniques très très discrets.

Bien amicalement.

Philippe Labroue
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Betal
chaîne hi-fi

Inscrit : 22/09/2008 20:43:46
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Bonjour !
Pour rebondir sur le message de Philippe ("Du petit matériel peut fonctionner parfois..."), je vous ai mis en ligne un petit extrait de vagues bretonnes que je trouve acceptable (mais je débute !) , obtenu avec un petit enregisteur Zoom H2 perché sur le baton de rando ! Le son est brut, j'ai juste coupé des "coups de vent" sur les micros (il en reste malheureusement encore un peu, pourtant j'avais mis une bonnette maison )
Les essais effectués confirment l'importance du premier plan comme évoqué !
http://dl.free.fr/r4ZTrypfg

Amicalement, Antoine.
Pierric
dictaphone

Inscrit : 23/09/2008 18:33:09
Messages : 14
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Bonjour,

Voici mon premier message sur ce forum.

Pour les ambiances en extérieur, j'utilise (ou ai utilisé) plusieurs systèmes :
-Un couple ORTF Schoeps. C'est un système que j'aime beaucoup et qui est facile à mettre en oeuvre (même si je ne possède pas le couple "tout fait" mais 2 cmc64 et la barrette UMS20). Comme protection antivent, j'utilise des bonnettes W20 et les poils R1. Je trouve le rendu de ce couple très joli, très agreable à l'écoute et surtout avec cette sensation "d'espace" du à la différence de temps entre les 2 capteurs. Comme enregistreur, j'ai longtemps utilisé un Nagra IV-S (jusqu'en 2005) que je considère comme le fin du fin pour enregistrer des ambiances. Depuis, j'utilise un fostex FR2, en 24/96, avec une mixette M3i.
-Un NAGRA Ares M, avec capsule HQ (couple XY) et des poils R1 pour le vent. Je l'appelle la "DV du preneur de Son". Son côté très compact me permet de l'avoir tout le temps sur moi. Evidemment, la qualité du micro electret n'est pas celle mon couple Schoeps, mais ça dépanne... La limite du système est pour les sons de faibles niveaux, ambiance de nature par exemple, où là, on est complètement dans les choux avec autant de souffle que de signal. En revanche,en milieu urbain, c'est pas mal. je l'ai aussi utilisé en sortie de mlxette (niveau ligne) avec des Schoeps et j'ai été très agréablement surpris de la qualité d'un si petit appareil.
-l'AT825 Audio Technica : j'en ai eu un que j'ai revendu. Comme je l'ai dit, je ne suis pas fan de la stéréo d'intensité. Ce que je reproche au XY, c'est son angle de captation de 180°. ça oblige à être très près de la source. C'est comme un grand angle en photo. Je trouve ça petit. Question de gout. Enfin le 825 est un micro à electret avec les limites qualitative de ces capteurs (à quelques exceptions près comme les DPA). Pour le vent, j'avais réussis à le monter dans la bonnette Rycote de mon kmr81 Neumann.
-A titre d'essai : 2 micros cravates omnis AT sur les branches de mes lunettes et avec l'Ares M. Amusant... (c'était un prêt)

Sur le sons de mer, je ne suis pas d'accord avec Philippe L. toutes mes prises de son de mer ont été réalisés en ortf et j'ai obtenu de bons résultats. Le plus compliqué est surtout d'être là au bon moment et d'avoir un son interessant... En revanche, je le rejoins tout à fait sur les limites des machines numériques sur ce genre de sons (idem pour les vents). Au Nagra IV-S, c'est quand même vachement mieux, même si le signal est ensuite numérisé pour le montage.

Bien à Vous

Pierric

http://soundtransit.nl/search/artistinfo.php?id=289
Labroue
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Inscrit : 18/01/2008 08:41:13
Messages : 858
Lieu : Paris
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Bonjour à tous,

Cher Pierric, très content de te lire ici. Bienvenu sur ce forum radiophonique des temps moderne.

Nous sommes si rares sur Paris à pratiquer l'enregistrement analogique, et à en reconnaitre ses vertus. Ces outils peuvent apporter un grand plus à celui qui travaille et distribue ses programmes en numérique. Et contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est souvent plus simple de maîtriser un son par un processus analogique que numérique; surtout dans les enregistrements qui sont fait sur le terrain, en dehors du studio.

Merci aussi à Antoine pour sa généreuse contribution. Bravo.

Bien amicalement.

Philippe Labroue
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Toff
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Inscrit : 23/08/2007 14:43:02
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Bonjour,
Je prends plaisir à trouver ce fil de discussion après ma petite absence sur le forum.
C'est bien d'avoir toute ces infos. merci.

Je tenais juste à donner quelques indications concernant le couple de schoeps ORTF d'un point de vue uniquement radiophonique.

En effet, il y a des "défauts" que l'on peut prendre en compte lorsqu'on travaille.
Les indications données par Philippe sont très adaptées à l'enregistrement de musique. Pour la radio, la plupart de ces défauts sautent : le rendu plus ou moins "réaliste", l'effet de tassement sur les côtés très mauvais lors d'un enregistrement de musique classique, le trou au milieu, etc.... n'ont pas d'incidence selon moi sur mon travail radio.

Le trou au milieu est parfait pour placer un voix en mono en montage (aaaah cher Yann...).

Le rendu plus ou moins réaliste, ou conforme à la réalité d'un point de vue sonore n'a aucune importance puisqu'on travaille sur l'imaginaire et non sur la représentation d'une disposition connue des choses ( type un quatuor, un orchestre,un image projetée etc...).

Surtout : faire des choses qui ne sont pas "réalistes" ou "conforme à ce qu'on entend" ! Mettre les micros trop haut, trop bas, où à l'envers, en tournant sur lui même, etc.... L'ORTF est vraiment bien pour ça car il est fixe. Les autres micros stéréo fixes sont soit du moins bonne qualité sonore ( ce qui n'est pas forcément un problème) soit beaucoup trop encombrant (Neumann RSM191 par exemple) donc impossible à utiliser.

Ensuite, le fait qu'il soit fixe rend le tournage beaucoup plus simple. Le micro est attaché, toujours prêt à être utilisé. Lorsque je travaille avec, j'ai un NAGRA BB, et l'ORTF sur une petite perchette. En trois secondes, je suis prêt à tourner.
Je trouve la bonnette beaucoup moins gênante visuellement que quasiment toutes les autres bonnettes d'autres micros que je trouve souvent bien trop grosses pour travailler discrètement et légèrement.

Les couples à monter soit même avec une barrette, doivent être souvent replacés, etc.. ce qui est une perte de temps monumentale.

Bon le gros défaut de ce micro, le seul pour moi réellement important c'est son prix. C'est vraiment dég.......

Du coup, perso, j'ai un Micro Sanken CMS9. Micro Japonais stéréo MS
Il est petit. Il est très bien protégé du vent avec une BBG de chez rycott.
Et ce qui est vraiment bien en radio : On a un micro stéréo ET un micro mono ensemble. Donc on peut s'adapter à ce qu'on tourne très très vite (entretien ou ambiance ou sons seul).

L'AT825 utilisé à ARTEradio permet une simplicité d'utilisation, une robustesse, une discrétion (avec juste une BBG également), et une rapidité d'installation. J'aimerais que AT fasse le même type de micros avec de meilleurs capteurs. Mais bon.... Il permet également d'être tenu à la main, ce qui est rare. C'est un XY avec 110° d'angle, ce qui est assez important. Je trouve que c'est un bon micro en rapport à son prix. Dommage qu'il est un bruit de fond important (utiliser le 48V plutôt qu'une pile 6V est donc bien mieux pour limiter ce bruit de fond). Donc attention les ambiances calmes nature, ou silence, etc.... Mais bon. Les 3/4 des sons d'arteradio ont été enregistrés avec, et à priori, on s'en sort pas mal...




Je crois que deux thèmes très intéressant pour être développés, interrogations très instructives pour toutes personnes souhaitant travailler en radio de création :
- quelle sont les différences d'approche entre une technique musicale/audivisuelle et radiophonique. Ou se place la technique pour un homme de radio.
- quelle est l'importance, la place et la représentation du "réalisme" en radio ?

Bon voilà. je m'arrête là.
cordialement.
Toff

Mius
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Inscrit : 23/07/2008 11:23:13
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Bonsoir Philippe,

Pour faire un câble micro stéréo (main ou perchette) XLR5 vers 2 XLR3, quel câble conseillez-vous ?

Ce câble Neumann dont vous parlez au début n'est peut-être pas facilement achetable.
La technologie starquad Canare est-elle envisageable (par ex. 2 {L-4E5C ; diam 4,8mm}) ?

Merci.

http://audioblog.arteradio.com/enco_de_Mius ; http://audioblog.arteradio.com/vues_lumiere ; http://audioblog.arteradio.com/artestaudio

Pense-bête : 0 dBu = 0,775 Vrms = -2,2 dBV ou dBU (en valeurs arrondies) ; niveau d'alignement en studio pour 90% des configurations : -18dBFS -> 0dBVU -> -8dBPPM -> +4dBu en sortie analogique, cela UNIQUEMENT en régime sinusoïdale constant de 400 à 2000Hz (Ph. Labroue).
Labroue
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Bonsoir Mius,

c'est toujours une difficulté, car il n'y a pas de solution simple est pratique :

il faudra à un endroit ou a un autre un épanouis pour pouvoir individualiser les 2 XLR 3 broches (voies gauche et droite). La solution habituelle préconisée est la suivante :

On utilise d'abord une rallonge stéréophonique de 3 à 5 mètres de long en câble de faible diamètre; plus pratique en mobile et moins bruyant de déplacer un câble unique portant les deux modulations. Puis ensuite on fait un petit épanouis de 30 cm de long qui va à côté de la mixette ou de l'enregistreur. Cet épanouis est rapidemment deconnectable de la ralonge pour une utilisation rapide et pratique en reportage :

une rallonge {xlr5F-----xlr5M} et un épanouis {xlr5F----xlr3M+xlr3M}

1) En câble ralonge on peut évidemment utiliser du câble 2 paires blindées. Chaque paire est blindée séparément. Si on rencontre cette solution en studio au quotidien, en mobile on préfère une solution plus souple et surtout un câble de faible diamètre (< 5 mm).

Neumann avait sorti un câble spécial pour les microphones stéréophoniques qui contenait 5 fils + blindage : 2 pour la voies gauche, 2 pour la voie droite, 1 pour le fil de masse qui reprend en interne le blindage. Il avait même réaliser 2 versions de blindage : la première était torsadée (performante à 100% et plus fragile), la deuxième était tressée (plus solide et moins performante à 95%). J'avais directement commandé un rouleau de ce câble en Allemagne aux usines Neumann et cela m'avait coûté une fortune...

Vous pouvez prendre du câble Canare starquad {L-4E5C; diam 4,8mm} pour faire votre rallonge stéréophonique. Pour moins de 5 mètres, les modulations ne se mélangent pas. 2 fils pour la voie gauche, 2 fils pour la voie droite et le blindage qui sert de masse. J'aime particulièrement ce câble pour ses caractéristiques de grande stabilité dans le temps. Nous l'expoitons au studio depuis plus de 16 ans (environ 500 mètres) et aucun n'a été abandonné malgré une utilisation quasi-quotidienne. Je pense que c'est le meilleur câble du marché en tout terme et compromis.

2) Pour votre épanouis vous pouvez choisir ce même câble Canare starquad {L-4E5C}, mais vous aurez du mal à en rentrer deux dans une XLR 5 broches (à moins de prendre les ancienne XLR américaine Switchcraft d'ailleurs conseillées par Neumann pour les épanouis.

Vous pouvez aussi choisir du câble simple 1 paire Canare {L-2E5} qui lui rentre sans problème en double dans une XLR Neutrik classique.

Voilà ce que l'on peut en dire sans entrer dans le détail. Pensez surtout à avoir un câble léger et souple pour le reportage. Ce critère est primordial.

Bien amicalement.

Philippe Labroue
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